OTTAWA – Aujourd’hui, Anita Neville, porte-parole libérale responsable de la condition féminine, s’est jointe à ses collègues de l’Opposition pour rendre hommage aux 14 femmes tuées à l’École Polytechnique et pour dénoncer la passivité du gouvernement devant la violence faite aux femmes.
« Cette semaine est une semaine difficile pour les Canadiennes, a dit Mme Neville. Il y a vingt ans, quatorze femmes ont été tuées simplement parce qu’elles étaient des femmes. »
Le 6 décembre 1989, un homme armé est entré dans l’École Polytechnique de Montréal et a ouvert le feu en visant uniquement les femmes. Cet évènement tragique dans l’histoire de notre pays est souligné tous les ans par tous les Canadiens, et le Parlement observe un moment de silence en souvenir des victimes.
À l’approche de cet anniversaire, les députés de l’Opposition s’interrogent sur la marginalisation croissante des femmes dans la société canadienne, marginalisation causée par la passivité du gouvernement Harper.
« Les conservateurs ont eu quatre ans pour s’attaquer à la violence contre les femmes, a ajouté Mme Neville. Mais ils n’ont rien fait pour trouver des solutions aux problèmes auxquels les femmes vulnérables sont confrontées. Il nous suffit de regarder la campagne qu’ils mènent contre le contrôle des armes à feu, contre la volonté des policiers et des groupes de victimes. »
Mme Neville a demandé que les mesures suivantes soient prises pour lutter contre les causes de la violence contre les femmes :
• Un registre efficace et pratique pour tous les types d’armes à feu.
• Un effort concerté et coordonné pour lutter contre la violence faite aux femmes.
• Une stratégie nationale du logement pour assurer la disponibilité de logements abordables pour les femmes qui en ont besoin, notamment un appui accru aux foyers d’accueil d’urgence.
• Une enquête publique complète sur le meurtre et la disparition de plus de 500 femmes et filles autochtones au Canada, notamment une étude approfondie sur les causes de ces disparitions et la mobilisation des moyens dont les pouvoirs publics ont besoin pour éradiquer ces causes.
« Nous devons travailler ensemble pour résoudre les nombreux problèmes auxquels les femmes font face au Canada encore aujourd’hui, a conclu Mme Neville. Le gouvernement, notamment sa ministre d’État responsable de la Condition féminine, est totalement déconnecté de la réalité vécue par les femmes. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement d’agir et de travailler à résoudre ces problèmes. »