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Le caucus libéral féminin recommande des politiques pour l’égalité économique et sociale dans le Livre rose, volume III

Le 21 octobre 2009
Pour diffusion immédiate
Le 21 octobre 2009

Le caucus libéral féminin recommande des politiques pour l’égalité économique et sociale dans le Livre rose, volume III

OTTAWA - Le caucus libéral féminin a rendu public le troisième volume de son « Livre rose » aujourd’hui. Il s’agit de son Plan d’action pour les Canadiennes, qui explique l’approche libérale pour un Canada solidaire où les femmes peuvent atteindre l’égalité économique et sociale.

« Le Livre rose n’est pas simplement un compte rendu de la situation des femmes au Canada ; c’est une déclaration de principes claire qui dit que nous voulons un Canada offrant un avenir dynamique et sûr pour tous les Canadiens », a dit le chef libéral Michael Ignatieff. 

« Le Livre rose offre l’espoir d’un changement et des idées concrètes concernant certaines des difficultés les plus grandes auxquelles font face les femmes partout au Canada. Je suis très reconnaissant du travail entrepris par le caucus libéral féminin national, qui fait tant pour défendre les Canadiennes ».

La présidente du caucus libéral féminin national, Maria Minna, soutient que le Livre rose traite de la solidarité et des possibilités pour toutes les femmes.

« Il reste beaucoup à faire pour combler le fossé entre les deux sexes et pour atteindre l’égalité économique et sociale. Le Livre rose essaie de nous en rapprocher, a affirmé Mme Minna.  Les Canadiennes ne gagnent toujours que 70 % de ce que gagnent leurs collègues masculins, peu importe leur niveau d’éducation. Une part disproportionnée des Canadiens ayant faible revenu sont des femmes, notamment des femmes autochtones, des femmes handicapées, des immigrantes et des réfugiées. »

La porte-parole libérale responsable de la condition féminine, Anita Neville, a dit que depuis 2006, Stephen Harper ne fait que miner l’avancement des femmes.

Le gouvernement Harper a annulé les accords avec les provinces sur l’éducation préscolaire et les garderies, empêché une vraie égalité salariale, éliminé le Programme de contestation judiciaire, réduit le financement des programmes d’alphabétisation, fait taire les groupes de femmes qui cherchent l’égalité et  n’a prêté aucune attention aux critiques venant des groupes internationaux.

« Stephen Harper a même traité de ‘groupes marginaux de gauche’ tous ceux et celles qui participent à la lutte pour l’égalité à l’aide des programmes comme le Programme de contestation judiciaire, a ajouté Mme Neville. Pour les libéraux, les femmes ne sont pas et ne pourront jamais être considérées comme un groupe d’intérêts. Les femmes représentent la moitié de la population de ce pays, et elles méritent mieux que cela. »

M. Ignatieff a dit que pendant que les conservateurs dépensent l’argent de manière éhontée pour essayer de se faire réélire, ils font exprès d’abandonner les femmes.
 
« Ils ont oublié les femmes. Le budget de 2009 ne comprend aucun programme qui vise directement les femmes mais par contre, il mine l’égalité salariale. Les femmes ont moins de chances de profiter de l’argent de la relance destiné à des projets d’infrastructure dans les circonscriptions conservatrices. L’infrastructure sociale, c’est-à-dire les services de garde d’enfants, les soins de santé, les soins à domicile, a été oubliée.

« Un gouvernement libéral fera des investissements stratégiques dans l’infrastructure sociale canadienne afin d’assurer notre avenir. Ce n’est pas avantageux uniquement pour les femmes, ce n’est pas uniquement avantageux pour les familles ; c’est une politique avantageuse pour tout le Canada », a-t-il conclu.

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MISE EN CONTEXTE
 

En novembre 2006, le Livre rose : orientations générales pour l’avenir du Canada, volume I recommandait une série de mesures pour régler les problèmes sociaux et économiques les plus pressants des Canadiennes, surtout ceux des travailleuses et de leur famille, des aidantes et des femmes âgées.

En décembre 2007, le Livre rose : orientations générales pour l’avenir du Canada, volume II répondaient aux préoccupations relatives aux violences subies par les femmes, au logement, aux femmes autochtones, aux immigrantes, aux réfugiées et aux femmes vivant en région rurale.

Le Livre rose, un plan d’action pour les Canadiennes, volume III, publié aujourd’hui, formule une série de recommandations d’action dans trois domaines :

Les femmes et l’économie – Le Livre rose recommande plus de 15 mesures, notamment :

• la mise en place d’un régime d’équité salariale véritablement proactif ;

• la création d’un système de services d’éducation préscolaire et de garderies abordables, accessibles et de qualité dans tout le pays, dont des services adaptés aux besoins particuliers des familles rurales ;

• l’adoption d’une stratégie fédérale de lutte contre la pauvreté chez les femmes, qui est chronique.

La santé et la sécurité des femmes – Le Livre rose recommande plus d’une dizaine de mesures, notamment :

• l’élaboration d’une stratégie nationale en faveur des aidants naturels ;

• la mise en oeuvre d’une stratégie à long terme afin que notre pays compte assez de professionnels de santé, autochtones entre autres, pour bien répondre aux besoins de tous les Canadiens ;

• la définition d’un plan d’action national de lutte contre la violence envers les femmes qui engloberait un soutien financier viable plus généreux pour les maisons de transition, des logements de seconde étape et des refuges sûrs pour les femmes sans abri et une campagne pour sensibiliser le public à l’ampleur de ce problème.

L’égalité des femmes et des hommes – Le Livre rose recommande six mesures, dont :

• la création d’un commissaire à l’égalité des sexes, qui présenterait un rapport annuel auParlement pour veiller à ce que les lois et politiques du gouvernement du Canada soient examinées dans l’optique de l’égalité ;

• une analyse fondée sur le sexe de toutes les lois et politiques fédérales, y compris des politiques internationales, pour voir comment les politiques publiques ont un impact différent sur les femmes et sur les hommes ;

• l’établissement d’un mécanisme ouvert et transparent pour surveiller la mise en oeuvre des obligations internationales du Canada en matière de droits de la personne.


DONNÉES SUR LES CANADIENNES

• Une part disproportionnée des Canadiens ayant un faible revenu sont des femmes. Les femmes âgées, les femmes autochtones et les immigrantes sont parmi les plus touchées. Les familles dont le chef est une femme ont, de loin, les revenus les plus faibles de tous.

• Quel que soit leur degré d’instruction, les femmes ont encore des revenus inférieurs à ceux des hommes. En 2003, les femmes qui avaient un emploi à temps plein gagnaient seulement 70 % de ce que gagnaient leurs collègues masculins à tous les niveaux.

• Sept travailleurs à temps partiel sur dix sont des femmes. Elles ont des avantages moindres et sont souvent responsables des soins à donner aux enfants et à des parents âgés, ce qui rend leur situation financière d’autant plus précaire lors d’un repli économique.

• Chaque jour, les femmes consacrent deux fois plus de temps que les hommes à des tâches non rémunérées (4,3 heures, contre 2,5 heures pour les hommes).

• Elles doivent concilier leur travail et leurs obligations envers les enfants et les personnes âgées à leur charge, mais nous faisons vraiment trop peu pour les soutenir, surtout avec une population qui vieillit.

• La violence subie par les femmes – surtout par les femmes autochtones – est une menace constante à la sécurité et au bien-être des femmes. Plus de 500 femmes et jeunes filles autochtones sont portées disparues ou ont été assassinées au Canada, et les conservateurs de Harper refusent toujours d’ouvrir une enquête et de mettre en œuvre des mesures pour faire cesser cette violence.