Faire progresser la politique canadienne
1916 |
Le gouvernement libéral au Manitoba est le premier au Canada à accorder aux femmes le droit de vote et le droit de se faire élire. |
1921 |
Nellie McClung, grande championne des droits de la femme, est élue députée libérale provinciale en Alberta. La députée libérale provinciale Mary Ellen Smith est nommée au Conseil des ministres de la Colombie-Britannique. Première femme de l’Empire britannique à accéder à un tel poste, elle défend également avec vigueur les premières lois de la Colombie-Britannique sur la pension de mère de famille et le salaire minimum pour les femmes. |
1930 |
Le Premier ministre MacKenzie King nomme la première femme au Sénat, Cairine Wilson. Celle-ci critiquait vigoureusement les attitudes antisémites et fut aussi la première femme déléguée du Canada aux Nations unies en 1949. |
1944 |
Premier programme social universel au Canada, Loi sur les allocations familiales. |
1947 |
La Loi canadienne sur la citoyenneté, première loi de naturalisation adoptée par un pays du Commonwealth (qui crée une citoyenneté canadienne indépendante de la citoyenneté britannique) vise à simplifier la citoyenneté canadienne et à favoriser le développement d’une communauté nationale. Cette loi donne d’autre part aux femmes mariées le contrôle absolu de leur citoyenneté qu’elles n’obtiendront ni ne perdront plus par le mariage. |
1949 |
Nancy Hodges, députée provinciale libérale, est nommée présidente de l’Assemblée législative de la Colombie-Britannique. C’est la première femme du Commonwealth à occuper ce poste. |
1954 |
Alors ministre des Affaires extérieures, Lester Pearson nomme Elizabeth MacCallum chargée d’affaires du Canada au Liban. C’est la première femme chef de mission aux Services extérieurs. Le ministre du Travail Milton Cregg, C.V., propose la Loi sur les justes salaires et les heures de travail qui garantit un salaire égal pour un travail égal dans les secteurs de compétence fédérale. |
1963 |
La ministre de la Santé et du Bien-être social, Judy LaMarsh, fait adopter des amendements à l’Acte de l’Amérique du Nord britannique dans le but d’instaurer le Régime de pensions du Canada et de créer les bases d’un régime national d’assurance-maladie. |
1967 |
Le Premier ministre Lester Pearson crée une Commission royale d’enquête sur la situation de la femme. |
1971 |
Des modifications au Code canadien du travail interdisent notamment la discrimination fondée sur le sexe et l’état civil en milieu de travail et renforcent le principe du salaire égal pour un travail d’égale valeur ainsi que des dispositions visant un congé de maternité de 17 semaines. La nouvelle Loi sur l’assurance-chômage entre en vigueur. Elle assure aux femmes un régime plus universel, des conditions d’admissibilité plus favorables et de nouvelles prestations en cas de maladie, de maternité et de retraite. Le Bureau de la coordonnatrice de la situation de la femme est créé au sein du Bureau du Conseil privé. |
1972 |
Muriel Fergusson, sénateur libéral, est la première femme à accéder à la présidence du Sénat du Canada. Adoption de la Loi canadienne sur les droits de la personne. Outre des dispositions précisant les motifs de discrimination interdits, cette loi consacre le principe du salaire égal pour un travail d’égale valeur. |
1973 |
Le Conseil consultatif canadien de la situation de la femme est créé par le Premier ministre Trudeau. Organe autonome, responsable directement devant le Parlement, ce conseil préconise des changements aux lois concernant les pensions, l’impôt, les prestations aux parents, la santé publique, les pratiques d’emploi, l’agression sexuelle, les femmes battues, les droits de la personne et la réforme constitutionnelle. |
1974 |
La Loi sur le Régime de pensions du Canada est modifiée afin de prendre mieux en considération les intérêts et la contribution des femmes. |
1975 |
Une allocation au conjoint est instaurée pour aider les personnes âgées à faible revenu qui n’ont pas encore atteint l’âge de 65 ans et ne touchent donc pas encore la pension de sécurité de la vieillesse ni le supplément de revenu garanti. (Ces deux programmes de soutien du revenu avaient déjà été créés par des gouvernements libéraux.) Sylvia Ostry est la première femme nommée sous-ministre au Canada (Consommation et Corporations). |
1976 |
Condition féminine Canada quitte le Bureau du Conseil privé pour devenir un département d’État fédéral dont le mandat est d’assurer l’égalité des chances aux femmes de tous les milieux et dans tous les domaines. |
1977 |
Des réformes au Régime de pensions du Canada et au Régime de rentes du Québec permettent la séparation des prestations en cas de dissolution d’un mariage. |
1978 |
Création de la Commission canadienne des droits de la personne dont le mandat est de freiner et de réduire les pratiques discriminatoires. |
1980 |
Jeanne Sauvé est la première femme nommée à la présidence de la Chambre des communes. |
1981 |
Le Canada ratifie la Convention des Nations unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes. |
1982 |
L’égalité des femmes est consacrée dans la Charte canadienne des droits et libertés. Le ministre de la Justice Jean Chrétien nomme la première femme juge à la Cour suprême du Canada. Le ministre de la Justice Jean Chrétien fait modifier certaines lois et fait adopter notamment une disposition stipulant que le comportement sexuel des victimes de viol ne peut être utilisé contre elles en cour. Iona Campagnolo est la première femme canadienne élue à la présidence d’un parti politique national quand elle devient présidente du Parti libéral du Canada. |
1983 |
Jeanne Sauvé est la première femme canadienne jamais nommée Gouverneur général. La Loi canadienne sur les droits de la personne est modifiée afin d’interdire le harcèlement sexuel et la discrimination fondée sur la grossesse ou l’état civil. Des programmes d’action positive obligatoires sont instaurés dans tous les ministères fédéraux. La Constitution du Canada est modifiée afin de reconnaître et d’affirmer que les droits autochtones et issus de traités sont garantis tout autant aux hommes qu’aux femmes. |
1984 |
Création et financement d’un département d’études féminines dans cinq universités canadiennes. |
1988 |
Ethel Blondin-Andrew est la première Autochtone élue à la Chambre des communes. |
1993 |
La libérale Catherine Callbeck devient à l’Île-du-Prince-Édouard la première femme élue Premier ministre d’une province canadienne. La députée Sheila Copps devient la première femme vice-premier ministre du Canada. Hedy Fry devient la première femme de race noire à être élue au Parlement et nommée au Cabinet fédéral. Le plus gros groupe parlementaire féminin de l’histoire du Canada est élu à la Chambre des communes avec 36 femmes, soit 20 p. 100 du groupe parlementaire national libéral. |
1997 |
Cinquante-cinq pour cent des sénateurs nommés par le Premier ministre Jean Chrétien sont des femmes. Trente-trois pour cent des nominations de juges du Premier ministre Jean Chrétien sont allées à des femmes. Entre 1984 et 1993 les femmes comptaient pour 19 p. 100 des nominations de juges. Nancy Karetak-Lindell devient la première femme Inuit à être élue au Parlement. Le Parti libéral du Canada compte 84 femmes candidates pour l’élection de juin 1997, représentant 28 p. 100 de candidats libéraux. La Commission libérale féminine nationale a joué un rôle important dans l’élection de trente sept candidates libérales, soit 24 p. 100 du groupe libérale. |
1999 |
Beverley McLachlin a été nommée juge en chef de la Cour suprême du Canada. Elle est la première femme dans l’histoire du pays à occuper ce poste. |
2000 |
Adrienne Clarkson, journaliste canadienne née à Hong Kong, a été nommée Gouverneure générale par le Premier ministre Jean Chrétien. Son mandat a été prolongé en 2004 par le Premier ministre Paul Martin. |
2004 |
Dans le cadre des élections du 28 juin 2004, 76 candidates se sont présentées, dont 25 % représentaient le Parti libéral du Canada. Trente-quatre femmes libérales ont été élue à la Chambre des communes, soit 24 p.100 des membres libéraux de la Chambre des communes. Le Parlement établit le Comité sur la condition féminine, présidé par Anita Neville. Le Parlement nomme Liza Frulla à titre de ministre responsable pour la Condition féminine. |